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Les
producteurs de miel aubois sont, dans une large majorité, regroupés au
sein du Syndicat apicole de l'Aube. Celui-ci encourage le développement de
cette pratique remontant, dit-on, à la nuit des temps. Au bas mot dix
mille ans de complicité entre l'homme et l'abeille, le miel figurant parmi
les aliments les plus anciens connus.
Il compte
aussi parmi les plus naturels et les plus riches de l'humanité. Un bien
précieux, donc, qui puise dans une longue tradition conjuguée à une énorme
passion. Ce qui n'empêche pas le recours aux techniques apicoles les plus
modernes. Le syndicat aubois possède son propre rucher-école situé à
Villechétif, à quelques kilomètres de Troyes, où l'on peut, aux côtés des
"anciens", venir s'initier aux pratiques apicoles et sanitaires, avant de
se lancer dans cette belle aventure qui rime avec nature.
En outre,
le syndicat propose divers services, fournit produits et matériels
nécessaires à la réussite de cette activité. Il fait, bien sûr, loin à la
ronde, la promotion de ce miel récolté en Champagne fleurant bon les
fruitiers des vergers, le colza, le tournesol, la luzerne ou le tilleul,
etc. Il n'est pas rare de rencontrer ses responsables et adhérents sur les
grands événements agricoles ou sur les fêtes dédiées aux produits du
terroir.
On peut
alors acheter, en direct, leurs pots parés d'étincelants reflets dorés. Le
marché est essentiellement de proximité. Mais il faut savoir que, via le
syndicat, de petites productions peuvent être regroupées dans des fûts de
300 kg qui font le bonheur des grossistes et d'autres consommateurs,
ailleurs.
Un travail de . . . fourmi
Une abeille doit butiner environ 150 fleurs pour emplir son jabot de 2
centigrammes de nectar qu'elle rapporte dare-dare à la ruche, effectuant
jusqu'à 25 voyages de 1 km par jour.
Les
butineuses transfèrent leur récolte à des ouvrières qui, par
régurgitations successives de l'une à l'autre, entament la transformation
en miel. Le liquide obtenu est dégorgé dans les alvéoles de cire de la
ruche. Une fois remplies, ces cellules sont cachetées par un mince
opercule de cire secrété par les abeilles. Le miel peut ainsi se conserver
parfaitement.
L'apiculteur prélève les cadres ainsi remplis de miel, passe sa collecte
dans un extracteur, attend que le miel arrive à maturation, filtre et
soutire le nectar ensuite mis en pot.
Ne reste plus qu'à le déguster. Pendant ce temps, les abeilles poursuivent
leur ouvrage. Elles ne font pas qu'élaborer ce merveilleux miel dont elles
ont le secret, puisque, au passage, elles pollennisent les vergers et
contribuent au maintien de la biodiversité. Une absolue nécessité pour
l'environnement.
La recette du pain d'épices
Pour faire un bon pain d'épices, il faut : 2 œufs, 250 g de miel, 90 g de
sucre, 1 cuillère à café de bicarbonate de soude, 125 cl de lait, 1 pincée
d'anis vert en poudre, 275 g de farine.
Faire
dissoudre le miel et le sucre dans le lait tiède puis verser ce mélange
sur les jaunes d'œufs avant d'incorporer le bicarbonate, la farine et les
blancs d'œufs en neige.
Travailler fortement la pâte pour qu'elle soit très lisse. Verser dans un
moule beurré et chemisé. Cuire à feu doux 50 minutes.
Syndicat Apicole
de l'Aube
42 rue Frères Gillet
10120 St André-les-Vergers
Tel 03 25 75 60 47 |
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