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Avec
7 132 hectares, dont 6 556 en production, le vignoble aubois représente 22
% de toute l'aire d'Appellation d'Origine Contrôlée (AOC). Le département
de l'Aube se situe ainsi au deuxième rang derrière la Marne, mais devant
l'Aisne, la Seine-et-Marne et la Haute-Marne. Il compte 61 communes
viticoles et produit entre 16 et 20 millions de bouteilles. Il fournit
aussi une bonne part de son raisin aux Maisons de négoce champenoises.
Sur la carte de la Champagne viticole, l'Aube apparaît morcelée en trois
zones de production : au sud-est, l'archipel que forme la Côte des Bar (Barséquanais
et Barsuraubois) et qui est la partie la plus méridionale du champagne ;
au cœur du département, aux portes de Troyes, un îlot appelé Montgueux ;
enfin, au nord-ouest, Villenauxe-la-Grande, presqu'île rattachée à la Côte
de Sézanne.
Par contraste avec Reims et Epernay, qui concentrent toutes les
grandes maisons de champagne, l'Aube reste le lieu idéal pour la rencontre
de vignerons et exploitations familiales.
On y recense quelque 2
500 déclarants de récolte, un peu plus de 500 propriétaires récoltants,
une douzaine de coopératives, environ 1 800 salariés, auxquels viennent
prêter main forte 21 000 vendangeurs en septembre.
Le rosé des Riceys,
l'autre grand vin
La commune des Riceys présente la particularité d'être la seule de France
à cultiver trois vins en AOC : le champagne, le coteau champenois (vin
tranquille rouge, blanc ou rosé) et le rosé des Riceys. Il s'agit d'un vin
extraordinaire à plus d'un titre.
Un rosé, donc, composé à 100 % de pinot
noir, mais qui flirte avec le
rouge, se bonifie avec l'âge, et qui surtout ne peut être produit que si
le raisin présente un degré naturel de 10° au départ de la vigne (le
champagne n'exige que 8°). Il existe donc des années sans rosé des Riceys,
comme en 2001, faute d'un ensoleillement suffisant. Complexe en outre à
élaborer, c'est un vin rare : 60 000 bouteilles par an issues d'une
trentaine d'hectares (sur 350 possibles), goûté par des amateurs éclairés,
tels les tailleurs de pierre du château de Versailles qui, travaillant
dans la région, le rapportèrent à Louis XIV.
Champagne(s)
Le champagne se boit très frais, à l'apéritif, au dessert ou tout au long
du repas. Il existe des champagnes de plusieurs types, classés en fonction
de leur teneur en sucre par litre : extra-brut, brut, sec, demi-sec et
doux. Il en est même de rosés. Les bouteilles portent un nom différent
selon leur contenance : magnum (1,5 l), jéroboam (3l), mathusalem (6l) ;
nabuchodonosor (15 l), etc.
« Un nom magique »
Pascal Morel, producteur aux Riceys :
« Le mot champagne évoque la fête, les événements heureux de la vie. On
n'a pas l'impression de boire du vin, mais quelque chose de différent,
d'unique. C'est aussi le seul vin français qui résiste à la crise. Le
marché mondial a imposé les cépages comme critère de choix : or, avec le
champagne, on n'achète pas un pinot noir ou un chardonnay, mais une
identité, une notoriété, qui sont celles de notre région. »

Syndicat Général
des Vignerons
(SGV)
69 Grande rue de la résistance
10110 Bar-sur-Seine
Tel 03 25 29 85 80 |
Association
pour la
Promotion du Vignoble Champenois
2 bis rue Jeanne d'Arc
BP 4080- 10018 Troyes
Tel 03 25 43 72 72 |
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