Le miel :Là où il y a des fleurs, il y a des abeilles. Et là où il y a des abeilles, il y a des producteurs de miel. Sur la carte de l'Aube, département qui s'est lancé parmi les premiers dans la jachère fleurie - égayant les abords des villages et favorisant la biodiversité floristique et faunistique - , les espaces où les fleurs poussent sont multiples et épars. Un foisonnement de couleurs et de senteurs en plaine comme à l'orée des forêts. Un peu partout, donc, les abeilles mellifiques trouvent de quoi butiner, se remplir le jabot de nectar, menant un ballet incessant aux quatre coins de cette verte campagne. Conséquence heureuse de cette bourdonnante activité : environ 350 apiculteurs peuvent cultiver leur passion pour cet insecte, inlassable travailleur, parfaitement organisé, qui vient "alimenter" la bagatelle de 7 350 ruches. D'où la production, chaque année, d'environ 100 tonnes d'un miel aubois d'une infinie diversité. Miel de printemps, blanc et crémeux (miel de colza), miel translucide et liquide (d'acacia), miel aux teintes soutenues (de châtaignier) ou plus foncé encore (de ronces)… Mille saveurs, de la plus extrême douceur aux nuances subtiles mêlées d'âpreté.
Les producteurs de miel aubois sont, dans une large majorité, regroupés au sein du Syndicat apicole de l'Aube. Celui-ci encourage le développement de cette pratique remontant, dit-on, à la nuit des temps. Au bas mot dix mille ans de complicité entre l'homme et l'abeille, le miel figurant parmi les aliments les plus anciens connus. Il compte aussi parmi les plus naturels et les plus riches de l'humanité. Un bien précieux, donc, qui puise dans une longue tradition conjuguée à une énorme passion. Ce qui n'empêche pas le recours aux techniques apicoles les plus modernes. Le syndicat aubois possède son propre rucher-école situé à Villechétif, à quelques kilomètres de Troyes, où l'on peut, aux côtés des "anciens", venir s'initier aux pratiques apicoles et sanitaires, avant de se lancer dans cette belle aventure qui rime avec nature. En outre, le syndicat propose divers services, fournit produits et matériels nécessaires à la réussite de cette activité. Il fait, bien sûr, loin à la ronde, la promotion de ce miel récolté en Champagne fleurant bon les fruitiers des vergers, le colza, le tournesol, la luzerne ou le tilleul, etc. Il n'est pas rare de rencontrer ses responsables et adhérents sur les grands événements agricoles ou sur les fêtes dédiées aux produits du terroir. On peut alors acheter, en direct, leurs pots parés d'étincelants reflets dorés. Le marché est essentiellement de proximité. Mais il faut savoir que, via le syndicat, de petites productions peuvent être regroupées dans des fûts de 300 kg qui font le bonheur des grossistes et d'autres consommateurs, ailleurs.
Un travail de . . . fourmi
Une abeille doit butiner environ 150 fleurs pour emplir son jabot de 2 centigrammes de nectar qu'elle rapporte dare-dare à la ruche, effectuant jusqu'à 25 voyages de 1 km par jour. Les butineuses transfèrent leur récolte à des ouvrières qui, par régurgitations successives de l'une à l'autre, entament la transformation en miel. Le liquide obtenu est dégorgé dans les alvéoles de cire de la ruche. Une fois remplies, ces cellules sont cachetées par un mince opercule de cire secrété par les abeilles. Le miel peut ainsi se conserver parfaitement. L'apiculteur prélève les cadres ainsi remplis de miel, passe sa collecte dans un extracteur, attend que le miel arrive à maturation, filtre et soutire le nectar ensuite mis en pot. Ne reste plus qu'à le déguster. Pendant ce temps, les abeilles poursuivent leur ouvrage. Elles ne font pas qu'élaborer ce merveilleux miel dont elles ont le secret, puisque, au passage, elles pollennisent les vergers et contribuent au maintien de la biodiversité.
Une absolue nécessité pour l'environnement.
La recette du pain d'épices
Pour faire un bon pain d'épices, il faut : 2 œufs, 250 g de miel, 90 g de sucre, 1 cuillère à café de bicarbonate de soude, 125 cl de lait, 1 pincée d'anis vert en poudre, 275 g de farine. Faire dissoudre le miel et le sucre dans le lait tiède puis verser ce mélange sur les jaunes d'œufs avant d'incorporer le bicarbonate, la farine et les blancs d'œufs en neige. Travailler fortement la pâte pour qu'elle soit très lisse. Verser dans un moule beurré et chemisé. Cuire à feu doux 50 minutes.
Syndicat Apicole de l'Aube
42 rue Frères Gillet
10120 St André-les-Vergers
Tel 03 25 75 60 47